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Un objet, une histoire

Un objet, une histoire

La fourche d'Eugène Christophe

 

La fourche d'Eugène Christophe

Dans la liste des « héros malheureux » et appartenant à la légende du Tour de France, le Parisien Eugène Christophe reste incontournable.

En 1913, au sommet du Tourmalet, en très bonne position pour remporter le Tour, Christophe connait une défaillance technique : il brise sa fourche. Il doit parcourir, à pieds, quatorze kilomètres pour trouver une forge. C’est à Sainte-Marie-de Campan, dans les Pyrénées, et sans assistance extérieure (interdite par les règlements du Tour) qu’il redresse sa fourche. Durant quatre heures, il répare son matériel, et perd par conséquent la compétition.


Eugène Christophe réparant sa fourche

L’histoire se répète à nouveau à deux reprises. En 1919, la fourche se brise lors de l’avant-dernière étape, alors qu’il comptait une demi-heure d’avance sur ses concurrents directs. En 1922, Christophe abandonne le Maillot Jaune et la première place à Jean Alavoine dans les Pyrénées car il casse sa fourche et doit effectuer à pied la descente du Galibier. 

Eugène Christophe reste toutefois un cycliste au palmarès impressionnant. Il fut champion de France de cyclo-cross à sept reprises, vainqueur de Milan-San Remo et surtout le premier porteur du Maillot jaune (en référence à la couleur du journal l’Auto, ancêtre de l’Equipe) lancé lors de l’édition du Tour de France de 1919.